MEDICAMENTS ANTIDEPRESSEURS.
Le traitement médicamenteux d'un patient déprimé n'est qu'un aspect de sa prise en charge, qui comporte d'autres mesures thérapeutiques
(psychothérapies interpersonnelles, psychothérapies comportementales,...) et la prise en compte de facteurs sociaux.
Sont exclus de ce thème : les troubles paniques avec ou sans agoraphobie, les troubles obsessionnels compulsifs,
l'énurésie de l'enfant, les algies rebelles.
- Il n'y a pas lieu d'associer systématiquement en début de traitement, à un antidépresseur :
- un anxiolytique;
- ou un hypnotique;
- ou un thymorégulateur;
- ou un neuroleptique.
Si l'importance de l'anxiété, de l'insomnie, de l'agitation, du risque de levée de l'inhibition, justifie une coprescription,
celle-ci doit être brève et rapidement réévaluée.
- Il n'y a pas lieu de prescrire en première intention plus d'un antidépresseur à doses antidépressives, lors de la mise en route
du traitement d'un état dépressif.
- Il n'y a pas lieu de poursuivre un traitement antidépresseur plus de 6 mois, après l'obtention de la rémission complète (période durant laquelle est observé
une amélioration d'une qualité suffisante pour que le patient soit considéré comme asymptomatique) de l'épisode dépressif, sauf en cas d'antécédents d'épisodes dépressifs
majeurs, caractérisés récurrents et rapprochés.
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