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Thème 49

ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE


L'antibioprophylaxie doit être réservée :

  • aux interventions associées à une fréquence élevée d'infections post-opératoires : chirurgie de classe II (Altemeier) ou chirurgie "propre contaminée"(ouverture d'un viscère creux, notamment ceux normalement colonisés par une flore commensale tel le tube gigestif, les voies respiratoires, le tractus génital, le tractus urinaire lorsque les urines sont stériles, les voies biliaires, ou en cas de rupture minime d'aseptie);

  • aux interventions de classe I ou chirurgie "propre", dont les complications sont rares, mais graves : infection ostéoarticulaire avec ou sans matériel étranger, infection sur prothèse par exemple.
    Ne sont pas concernées les chirurgies de la classe III, "contaminée" et de la classe IV, "sales", qui relèvent d'une antibiothérapie curative.

  1. Il n'y a pas lieu de débuter ou de poursuivre une antibioprophylaxie en dehors de la période peropératoire, sauf indication précise justifiant sa poursuite jusqu'à 24 heures le plus souvent et jamais plus de 48 heures.

  2. Il n'y a pas lieu, même lorsque des drains ou cathéters restent en place, de prolonger l'antibioprophylaxie, ou de pratiquer des réinjections lors de leur ablation.