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Thème 52

HEMATOLOGIE EN PRATIQUE COURANTE


Carence martiale

  1. Il n'y a pas lieu, pour dépister une carence martiale, de prescrire simultanément un dosage de fer sérique et la ferritinémie. (Le dosage de la ferritine sérique est le test le plus sensible et le plus spécifique, sauf s'il existe un syndrome inflammatoire où une ferritinémie normale n'exclut pas une carence martiale.)
  2. Il n'y a pas lieu de prescrire un dosage de fer sérique en l'absence d'une ferritinémie basse.
  3. Il n'y a pas lieu, en cas d'anémie hypochrome microcytaire par carence martiale de demander :
    • une numération des réticulocytes;
    • un médullogramme.

  4. Il n'y a pas lieu de demander en première intention, devant une anémie microcytaire (un abaissement de l'hémoglobine et une diminution du VGM.) une électrophorèse de l'hémoglobine à la recherche d'une beta-thalassémie hétérozygote, sans s'être assuré de l'absence de carence martiale.
  5. Il n'y a pas lieu de prescrire la voie parentérale pour traiter une carence martiale, en raison du risque d'effet indésirables, sauf dans les cas où la voie orale est impossible ou inadaptée (malabsorption sévère).
  6. Il n'y a pas lieu de prescrire par voie orale une forme galénique de fer destiné à la voie parentérale.