TECHNIQUES INVASIVES DANS L'INSUFFISANCE CORONAIRE.
Coronarographie
- Il n'y a pas lieu, en cas de maladie coronaire connue ou suspectée
(les patients asymptomatiques ayant une maladie coronaire connue
ont en général un antécédent d'infarctus myocardique datant de plus de 8 semaines, de chirurgie de pontage ou d'angioplastie;
les patients asymptomatiques chez lesquels une maladie coronaire est suspectée ont des anomalies ECG de repos ou d'effort
suggestives d'ischémie myocardique (ischémie silencieuse) souvent associées à des facteurs de risque.), chez un patient
asymptomatique, de pratiquer une coronarographie lorsqu'un bilan non invasif est négatif ou incomplet.
- Il n'y a pas lieu, en cas de maladie coronaire connue ou suspectée, chez un patient
asymptomatique, de pratiquer une coronarographie systématique pour le contrôle précoce d'une angioplastie, en dehors de signes d'ischémie.
- Il n'y a pas lieu, en cas de maladie coronaire connue ou suspectée, chez un patient
symptomatique, de pratiquer une coronarographie si l'angor est bien contrôlé (classe I ou II de la CCS) et si une angioplastie ou une chirurgie coronaire
ne sont pas, en raison du terrain, envisagées.
- Il n'y a pas lieu, en cas de douleur thoracique atypique de cause non déterminée, chez un patientn'ayant pas de signes
objectifs d'ischémie, de pratiquer une nouvelle coronarographie si la précédente, réalisée pour les mêmes douleurs, a montré coronaires angiographiquement saines.
- Il n'y a pas lieu, en cas d'infarctus du myocarde à la phase aigue, de pratiquer une coronarographie si l'on ne peut réaliser, si nécessaire, une angioplastie dans le même
temps que la coronarographie.
- Il n'y a pas lieu, en cas d'infarctus du myocarde constitué (après les 12 premières heures), de pratiquer une coronarographie, lorsque aucun geste de revascularisation
ou aucune intervention chirurgicale n'est envisagée en raison du terrain.
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